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Les soins palliatifs: réponse aux situations complexes de fin de vie

vie

Devis intramuros

Le constat

Thérèse Vanier disait : « Les Soins Palliatifs c’est tout ce qui reste à faire quand il n’y a plus rien à faire ». La définition des soins palliatifs a évolué mais cette première approche interroge le sens du soin et du prendre soin en fin de vie.

Face à la maladie grave, au handicap et à la mort, les Français expriment des peurs : ne plus pouvoir exprimer sa volonté et subir un acharnement thérapeutique, souffrir, être abandonné et mourir seul. Ils expriment également des attentes : pouvoir faire connaître sa volonté même quand on n’est plus en état de l’exprimer, pouvoir refuser ou arrêter un traite-ment quel qu’il soit, être soulagé de la souffrance, entouré et accompagné. La loi de 2005, dite Léonetti, a été conçue pour répondre à ces attentes : en interdisant tout acharnement thérapeutique, en renforçant le droit du patient de refu-ser ou d’arrêter tout traitement, en obligeant la mise en oeuvre de soins palliatifs.

Ainsi, par des soins et des mesures appropriées, les soins palliatifs visent à soulager les souffrances, à préserver la qualité de vie et à sauvegarder la dignité du malade.

Notre priorité en tant que soignants est le contrôle des symptômes d’inconfort. Quel serait le sens d’une vie faite de dou-leurs et de souffrances ? Un patient soulagé de ses douleurs nous dira : « c’est le paradis ! Je vais pouvoir refaire des pro-jets. »

En fin de vie, les soins corporels renvoient aux soignants une image de grande vulnérabilité, d’impuissance et de dé-chéance, difficilement supportable. Dans une relation de corps à corps, les messages sont véhiculés par tous les sens : l’ouïe, l’odorat, la vue, le contact tactile… Notre corps parle bien plus que des mots ! Ainsi, notre toucher, notre regard, le son de notre voix, notre posture et expression corporelle sont autant de messages que la personne soignée peut perce-voir.

Par ailleurs, la fin de vie fait plus intensément apparaître la dimension spirituelle au coeur même des soins. Cette part intime et propre à chacun nécessite tout comme le corps une écoute et une attention particulière. Quel est le sens du temps qui reste quand il n’y a plus d’espoir de guérison ? Comment se situer en tant que soignant dans cet accompagne-ment des personnes ?

Nous avancerons ensemble sur le sens du soin en fin de vie : soins du corps et accompagnement des patients en fin de vie. Cette formation est conçue autour d’analyses de pratiques, de cas clinique et d’échanges d’expériences. En effet, les patients nous apprennent ce qui est juste et essentiel dans la relation soignant-soigné. Ecoutons-les et explorons nos ressources !

N’oublions pas que les soins palliatifs sont des soins actifs et non pas un abandon des soins et qu’ils s’adressent au pa-tient vivant. Un patient nous disait récemment : « Moi, la mort je suis pas pour ! »

Objectifs

> Intégrer les démarches palliatives

> Avoir des repères dans sa pratique de soins,

> Sensibiliser à l’écoute et à la communication,

> Accompagner le patient et ses proches.

Méthodologie

Nous tenterons d’atteindre ces objectifs en s’appuyant sur la pratique des soignants, à l’aide d’éclairage théorique et d’échanges d’expériences

Public

IDE, médecins, aides-soignants, praticiens hospitaliers

Groupe de 10 à 18 personnes

Durée

2 journées

Formateurs

Gériatre, Psychologue & IDE

Analyse des pratiques et évaluation de l’impact de la formation sur les pratiques quotidiennes

> Outils permettant d’évaluer les connaissances et les pratiques de soins

> Outils permettant d’évaluer l’impact de la formation sur les pratiques de soins des stagiaires au quotidien